Maurice Pirenne, Rue du Pont de Somme

Mis à jour : juin 21



L'avis du Collectionneur Wolfcarius


Lui aussi fut intimiste toute sa vie ! lui aussi est inconnu ! mais les points communs avec Henri Le Roux s’arrêtent là! frère de l’illustre historien, ami d’André Blavier, Pirenne est un autodidacte, un original à tout crin : après 1900, il ne quittera plus Verviers, sa ville natale (avec Liége, le seul endroit où j’aie jamais vu de ses œuvres) ; il refusera longtemps d’exposer, sinon à “sa” Société des Beaux- Arts (où ses œuvres côtoyaient celles de son ami Georges Le Brun, démontrant de concert combien l’intimisme est divers) ; son art devient plus personnel vers 1930, surtout par ses sujets (L’araignée , Les flaques) et ses cadrages ; il se dépouille de plus en plus, aboutissant vers 1950 à un Nouvel Intimisme, annonçant la Nouvelle Figuration, croquant de près, mais sans tomber dans un hyperréalisme encore inexistant, les objets du quotidien (titres à l’appui: La brosse, Les pantoufles, La boîte d’allumettes, La prise de courant) ; séquestrées dans quelques collections privées, ces œuvres sont hors circulation... Pirenne peignit jusqu’à sa mort, à 96 ans ; il a surtout pratiqué le fusain, le pastel et le crayon ; avant Spilliaert, il est ainsi le premier de ces nombreux artistes belges osant délaisser, souvent ou même systématiquement, la sacro-sainte peinture à l’huile. Le pastel est presque toujours une technique sans énergie, floue, molle, et même un peu fumeuse ; il n’en est rien dans l’œuvre que je propose, qui a la netteté d’une huile, peut-être parce que, au lieu des longues traînées habituelles, il est appliqué par petits traits.

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